Marie-Anne a vécu deux divorces. Le second a été particulièrement douloureux. Car elle croyait que cette fois cela irait. Et cela n’a pas marché. Son second compagnon, Eric, a voulu se mêler de l’éducation de Nath, la fille de Marie-Anne. Enfin, s’occuper, entendons-nous. Il a une fois dit à Nath qu’elle était capricieuse et qu’elle devait finir le plat qu’elle avait commandé dans ce restaurant qu’ils avaient choisi justement pour faire plaisir à Nath. Marie-Anne a alors « fêté un cable » en reprochant à Eric de s’immiscer dans l’éducation de sa fille et que cela, elle ne l’accepterait jamais. Ils se sont alors séparé et Marie-Anne a durcit le ton. Elle s’est progressivement convaincue que jamais elle ne trouverait l’âme soeur; que les bons étaient tous pris de toute façon. Avec le temps, elle s’est habituée à sa vie de parent isolé. Elle a construit une bulle dans son appartement avec sa fille. Tout homme qui tenterait d’y entrer est directement catalogué « d’intrus ». Marie-Anne a construit une croyance qu’elle ne rencontrera personne qui lui convienne et il y a de fortes chances que sa croyance, elle la réalisera en adoptant un comportement qui feront fuir tout candidat.

Dans le livre, j’évoque la question de l’exigence que l’on peut poser pour « s’assurer de ne trouver personne ». S’il est bon de savoir ce qui est important pour nous, il faut aussi se rendre compte que les princes des contes de fée ne se rencontrent que dans les contes et que l’on n’est même pas sûr qu’ils sont aussi charmants que l’auteur du conte l’affirme.

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