Le virus est entré par la porte d’Italie puis s’est répandu dans toute l’Europe avec son cortège de contaminés, d’hospitalisés et de morts. Et en parallèle, une procession de de fausses infos et de mauvaises décisions.

Ce qui n’était pas plus grave qu’une petite grippe a réussi en 2 mois à paralyser une région, un pays, un continent puis le monde.

Pénible mise au jour de la qualité de nos leaders politiques dont on ne saura jamais s’ils ont agi par ignorance ou par intérêts cachés. Absence de vision et de préparation dans un cas, machiavélisme éhonté dans l’autre, les dirigeants de nos Etats européens ont brillé par leur incompétence à rassurer leurs populations autant que par leurs qualités d’anticipation.

Sans vraiment nous en rendre compte, tels des grenouilles plongées dans une casserole d’eau chauffée progressivement, nous avons basculé d’un fait divers aux confins de la Chine à une crise qui a paralysé toute l’économie mondiale et confiné un tiers de la population mondiale. Jamais nous n’aurions pu imaginer une telle situation.

Crise subie ou crise provoquée ? Loin de moi l’idée stupide du complot ourdi par quelques puissants. Toutefois la manière de gérer le début de cette pandémie ne manque pas de m’interpeller. Si nos dirigeants avaient fomenté une crise d’ampleur significative pour enfin parvenir à faire taire leurs populations et faire ranger ses gilets jaunes, ils n’auraient pas fait autrement.

Mais je crains que ce serait surévaluer de manière presque risible leur capacité de développer une vision et d’implémenter la stratégie pour y parvenir.

Qu’ils ne s’emparent de la situation pour imposer des mesures en d’autres temps inacceptables, me semble par contre malheureusement plus que probable. Application stricte de la stratégie du choc que dénonce brillamment l’auteur de la chaîne Youtube « Partagez c’est sympa». ( https://youtu.be/ZKFgJHOzJw )

Très vite, du moins au fil de notre plongée dans cette situation abracadabrantesque dont on n’imagine pas encore l’issue et encore moins les conséquences, très vite, donc, je me suis interrogé sur « l’après ».

Sous forme d’espoir d’abord: plus rien ne serait comme avant.

Pessimiste ensuite: l’homéostasie du système économique et financier ferait tout pour revenir à une situation comme avant. Homéostasie qui se verrait renforcée par le désir de nombreux d’entre nous de retrouver notre petit confort et nos habitudes au point d’accepter toute mesure impopulaire. Jamais le terme de politique austère ne porterait si bien son nom si nous entendons « austère » comme la capacité de nous faire « taire ».

Si nous ne sommes pas en guerre, il y a des victimes. Si nous ne sommes pas en guerre, nous vivons le couvre-feu. Si nous ne sommes pas en guerre, nous avons nos héros. Il est donc probable que l’on assiste à un débarquement. Les industries pharmaceutiques en seront la tête de pont. Les grosses fortunes anémisées par la chute des cours, les généraux. Et nos caporaux politiques nous mitonneront des discours de relance, d’efforts nécessaires, tout heureux d’ainsi éviter l’heure du re-Greta.§

Une réponse

  1. La France ne rétablira pas l’ISF. Ce n’est pas le moment d’augmenter les charges, priorité à la relance. Poker menteur. Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation sous Sarkozy, philosophe à ses heures : La croissance libérale mondialisée repartira en flèche dès que la situation sera sous contrôle. Business as usual est l’hypothèse la plus probable, et du reste aussi la plus raisonnable, n’en déplaise aux collapsologues. »
    Pas de pitié pour la bêtise; à l’attaque ! Heureusement, les blogueurs sont en verve.

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