C’était en septembre 2008, j’avais accepté de participer à la « Journée des Arts Martiaux » organisée par la ville de Namur. En tant que responsable de mon dojo d’aïkido, avais-je réellement le choix?

Cette foire aux arts martiaux battait son plein quand j’entraperçu un jeune journaliste en quête de nouveauté. Je lui proposai de lui parler d’aïkido mais il me répondit que ce n’était nouveau. Sa réponse m’a fait entrevoir une opportunité.

En effet, je travaillais déjà depuis plusieurs années sur l’application de l’aïkido à la communication mais ce n’était encore pour moi qu’une pédagogie particulière de l’aïkido. rien de plus.

Mais lorsque le journaliste me répondit « l’aïkido ce n’est pas nouveau », mon sang ne fit qu’un tour et je lui répondis: « Ah, vous voulez du nouveau! Et bien j’ai quelque chose. Cela s’appelle l’AïkiCom. ».

C’était la première fois que je prononçais le mot AïkiCom à quelqu’un. La suite se déroula d’elle-même. Le journaliste est venu au dojo pour écrire un papier sur l’AïkiCom et, une fois encore, me poussa dans les cordes en me demandant. Et quand proposerez vous une formation à l’AïkiCom. Nous étions en novembre et je luis répondis: »Nous commençons en janvier! »

Depuis ces débuts inopinés, plus de dix années ont passé. Dix années où j’ai formé à l’AïkiCom des centaines de personnes.

Je pensais que le terme AïkiCom passerait aisément mais j’ai bien dû constater que le mot sonnait trop « étranger » pour réussir à s’implanter. Avec le temps j’ai ressenti une certaine lassitude du fait de toujours expliquer la même chose:  «  » c’est harmonie en Japonais et « Ki » c’est énergie...

Par contre, j’ai très vite constaté que l’expression « Bienveillance martiale » passait très bien. Cet oxymore attire l’attention. Il interpelle.

A cela s’ajoute le fait que le champ d’action de l’AïkiCom s’est considérablement élargi en une décennie. De simple pratique pour gérer les conflits, elle s’est révélée être une véritable attitude de vie. Son impact et ses modèles ont depuis longtemps dépassé le cadre étroit d’application de la philosophie et des mouvements de l’aïkido à la communication au quotidien.

C’est donc tout naturellement que j’ai opté de mettre le terme de «Bienveillance martiale» en avant.

L’AïkiCom reste le nom de l’approche qui sous-tend la bienveillance martiale mais il s’est placé en retrait.