Et paf, on se lève et on apprend que Maurane nous a quitté!
Et ça remue beaucoup de choses car Maurane c'est une part de mon histoire, de bons et de moins bons moments, une voix qui a coloré mes années d'errance, mes années de jeune puis de moins jeune adulte.
Et paf, voilà qu'elle nous quitte sans mot dire, et me laisse interloqué.
Maurane (mais pour moi elle reste "Claude Maurane"), c'est la fierté de voir ces artistes belges se faire une place au soleil, c'est les coeurs de loup, toutes les mamas, cette époque où Lafontaine évoquait autre chose que les fables. Epoque où être belge a cessé d'être source de sourires condescendants.
Et j'ai envie de partager cette émotion et je dois alors affronter mon hésitation de saouler celles et ceux qui lisent ceci et qui comme moi ont déjà eu leur dose de voix tremblotantes à la radio, de séquences d'évocations de témoignages qui se succèdent "Les uns contre les autres".
Fini le prélude de Bach, je n'ai pas la pêche ce matin !